ARTISANAT 

La distillation de la lavande

Distillation de la lavande, Puget-Rostang120 kg à 150 kg de lavande sont entassés dans le vase de l'alambic avec 60 à 100 litres d'eau. On chauffe l'eau qui, transformée en vapeur, traverse cette matière végétale entraînant les huiles essentielles qu'elle contient.

Le mélange "vapeur d'eau essence" s'échappe par le col de cygne reliant le vase à un serpentin qui est installé dans un vase réfrigérant rempli d'eau froide.

Les nombreuses spires du serpentin permettent d'avoir une surface de contact maximum. A l'intérieur, le mélange se condense en refroidissant et retourne à l'état liquide.

On le recueille dans l'essencier, à la sortie du réfrigérant, par le bec de corbin. L'essence, plus légère que l'eau, s'en sépare spontanément et remonte à la surface. On obtient ainsi 1/2 litre à un litre d'essence.

Au début du mois d'août, l'Ecomusée du Pays de la Roudoule perpétue la tradition de la distillation de la lavande. De l'essence de lavande est en vente à la boutique de l'écomusée.

La fabrication des chambisCharles Aillaud, fabricant des chambis à Sain-Léger

On utilise le cytise pour la fabrication des "chambis" :  le collier qui sert à supporter les sonnailles des brebis.

Le bois est débité en planches à la hachette puis repris avec une plane. Les planchettes sont mises à tremper dans un récipient contenant de l'eau en ébullition. Elles y restent une vingtaine de minutes. Sous l'action conjuguée de l'eau et de la chaleur, le cytise se ramollit. La forme en "U" évasée est donnée en pliant la planchette sur le genou, protégé par une vieille couverture. On place la forme dans un système ingénieux qui permet à la fois de cintrer le bois et de le maintenir en forme. Au moyen d'une clé de fabrication artisanale, on recourbe les deux extrémités de la planchette pour former les ailes. La forme ainsi obtenue est maintenue par des taquets plantés sur un morceau de poutre. Une semaine de séchage sera nécessaire pour achever le travail.

La forme en "U" plus facile à réaliser était préférée par les anciens. Les ailes plus ostentatoires semblent avoir été introduites plus récemment par les bergers transhumant de Provence.