Cent ans d'existence pour une ligne de 150 km qui n'était même pas prévue par les premiers projets d'équipement ferroviaire du Sud-Est de la France !
L'armée fut d'abord réticente en raison de la proximité de la frontière, dans un contexte de tensions diplomatiques franco-italiennes. Concessionnaire, la compagnie PLM se montrait assez dubitative quant à la rentabilité du projet. Seules les populations locales et leurs représentants plaçaient tous les espoirs dans cette réalisation qui devait relier les Alpes et la Côte d'Azur.
>Dans un premier temps furent donc construites, et livrées en 1892, deux sections : Digne - Saint André et Nice- Puget-Théniers. La jonction entre elles, une cinquantaine de kilomètres, dut attendre pratiquement vingt ans et ne fut ouverte à la circulation des trains qu'en juillet 1911. Le Sud-France devint alors le plus important réseau d'intérêt général du pays, bientôt complété par les lignes de tramways remontant les principales vallées. C'est l'écartement métrique qui avait été retenu afin de contenir les coûts de construction de la plate-forme. Très vite cependant, les premières difficultés financières apparaissaient, aggravées par les réquisitions de la Première Guerre Mondiale. En 1925 est créée une nouvelle société, la Compagnie des Chemins de fer de Provence (CP), qui ne peut redresser la situation et sera mise sous séquestre en 1933. Après la Seconde Guerre Mondiale on assiste à l'abandon progressif du réseau dont seule subsiste la ligne Nice-Digne au prix de considérables difficultés. Le service est maintenu malgré des menaces récurrentes d'arrêt d'exploitation. Dès 2007, le Conseil régional, autorité organisatrice, lance un considérable chantier de rénovation de la voie et de modernisation du matériel qui doit s'achever en 2011, année du centenaire de la ligne.
Préfaces
Jean-Paul BARETY, Ancien Député-Maire de Nice, Président de l’Academia Nissarda
Eric CIOTTI Député des Alpes-Maritimes, Président du Conseil général des Alpes-Maritimes
Robert VELAY, Conseiller général- Maire de Puget-Théniers
Christophe MAROT, Sous-Préfet de Nice-Montagne
Eléments pour une théorie de la frontière
Claude RAFFESTIN, Professeur honoraire de l'Université de Genève
La frontière et ses formes dans les Alpes méridionales de la protohistoirerécente à la chute de l’empire romain.
Pascal ARNAUD, Professeur (Université Nice – Sophia-Antipolis / CNRS (CEPAM, UMR 6130), membre de l’Institut Universitaire de France)
"Passer la frontière" : Limites et identités pour les étrangers en Provence et terres adjacentes de Provence
Philippe JANSEN, Professeur d’Histoire du Moyen Age, CEPAM-Université de Nice Sophia Antipolis
Les frontières de la Provence médiévale (et notamment la frontière orientale) X-XIVe siècles
Alain VENTURINI, directeur des archives départementales de Corse du Sud
Une frontière vécue. L’identité monégasque vue par les voyageurs à l’époque moderne
Thomas FOUILLERON, Docteur en histoire, Chercheur associé Université de Nice - Sophia Antipolis
L’évolution de la frontière entre les Escartons briançonnais et la Savoie/Piémont entre 1343 et 1947
Michel CHIVALIER, Guide conférencier, service du patrimoine de la ville Briançon
Le Traité d’Utrecht et ses conséquences en Ubaye
Laurent SURMELY, Vice-Président de « Sabença de la Valeia »
Le Traité de 1760 ou « l’inconnu de Turin »
Denis ANDREIS, Professeur Agrégé d’Histoire
De 1860 à 1989 : Deux traités et beaucoup de débats
Jean-Loup FONTANA, Conservateur départemental du patrimoine
Carnets de frontière. Une source inédite sur le Haut-Pays niçois : Le carnet de secteur de la 60e brigade
Jean Michel SIVIRINE, Sécrétaire général de l’AMONT, Agrégé de géographie
"Aux avant-postes de notre chère Patrie”
Pascal DIANA, Professeur d’Histoire-Géographie.
Bornages & bornes. Le cas de Colle Longue, commune d’Isola, espace contesté (1947 – 1989).
Luc THEVENON, Conservateur-en-chef du Patrimoine
L'entretien des bornes frontières
Jean-Paul Fouilloux, Délégué à l'abornement sur le secteur VI
Contrebandes et tracasseries douanières dans les Alpes-Maritimes (1814-1860)
Philippe THOMASSIN, Chargé de recherche, Roudoule, écomusée en terre gavotte
En deçà de la frontière : les douaniers et la surveillance au quotidien dans le Haut Pays niçois (1940-1980)
Eric Gili, Docteur en histoire, Président de l'AMONT
Histoire Orale d’une « Frontière » : Constitution d’un Corpus interdisciplinaire de témoignages oraux.
Thierry ROSSO, Ingénieur de recherche (Université de Nice-Sophia Antipolis, LASMIC, E.A.3179, Maison des Sciences de l’Homme de Nice U.M.S. 2979).
coédition ROUDOULE, AMONT, ADTRB, mai 2010,
207 p., 29 illustrations N/B, format 24x16 cm
prix : 18 €
Artistes en chemin
Ils ont été nombreux ces artistes venus des Flandres, de Champagne ou de Bourgogne, franchissant les Alpes pour aller parfaire leur talent en Italie puis revenant vers la Provence et la vallée du Rhône. La chance de notre région est d'en avoir accueilli certains et d'avoir conservé les œuvres qui leur furent commandées. A Puget-Théniers, à Villars-sur-Var, à Colmars-les-Alpes, ils ont œuvré en compagnie d'artistes locaux. Et le mouvement ne se limite pas à eux : Andréa da Cella peignait à la même époque une chapelle à Entraunes, deux siècles plus tard des compagnons fresquistes et stucateurs, lombards peut-être, composaient les décors profanes des châteaux du Val de l'Esteron, beaucoup plus tôt, en 1415 c'est un maïtre maçon de Genève qui avait reçu commande du pont de Roquesteron.
Artistes itinérants et oeuvres vagabondes.
Jean-Loup Fontana, Conservateur départemental du patrimoine
Construction d'un pont à Roquestéron.
Hélène Cavalié, Directrice adjointe des Archives départementales des Alpes-Maritimes
Antoine Ronzen dit "le vénitien" : itinérance en Provence.
Sophie Kovalevsky, Chercheur en histoire de l’art
Avec les Alpes pour horizon. Migration créatrice en pays de montagne.
Dominique Rigaux, Professeur à l’Université Pierre Mendès France, Grenoble
Puget-Théniers : un calvaire anonyme qui se rapproche fort du chef d’œuvre.
Jean-Loup Fontana
Gypserie, peinture et gravure dans les résidences nobiliaires.
Jean-Loup Fontana
L'orgue de Jean-Baptiste de la Farge et les partitions musicales de la cathédrale d'Entrevaux.
Michel Foussard, Technicien-conseil près le Ministère de la Culture
Fondeurs dans l'âme : les Rosina.
Philippe Thomassin, Chargé de recherche ROUDOULE
Lettre du 7 novembre 1840 au sujet de la cloche de la Tour Saint-François à Nice.
Sylvie Pennestri-Tok, Chargée de recherches documentaires
Fonte de cloche.
Hélène Cavalié
Abjuration d'un peintre flamand.
Hélène Cavalié
"Artistes chrétiens" sur les routes alpines.
Jean-Loup Fontana
L'orgue à manivelle de Villars-sur-Var.
Michel Foussard
Le père Kim : artiste itinérant d'aujourd'hui.
Jean-Loup Fontana
Roudoule, écomusée en terre gavotte, mai 2009,
96 p., 50 photos couleurs, format 21x21 cm.
Prix : 18 €
La Route des Grandes Alpes
En ce début du XXe siècle, les Alpes françaises ne sont déjà plus réservées aux seuls montagnards. Dès la fin du XIXe siècle, l’armée a tracé de nombreuses routes stratégiques. Ces travaux, destinés à faire face à une Italie impliquée aux côtés de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie dans la Triple Alliance (1882), ouvrent les Alpes à la conquête de l’automobile.
En 1904, l’itinéraire d’un concours d’alpinisme automobile préfigure les ambitions du Touring-Club de France. Il relie Aix-les-Bains et Annecy à Grenoble par le col de Vars et la vallée de l’Ubaye.
Le Touring Club de France rêve d’une route «qui côtoiera les glaciers et les précipices, sinuera le long des champs de neige et surprendra les torrents à leur source ». Son ambition, sans limite pour promouvoir le tourisme et valoriser les «beautés naturelles » de l’hexagone va s’épanouir au travers d’un projet titanesque : la Route des Alpes !
Avec un parcours de 615 kilomètres du lac de Genève à la mer – 10675 mètres d’altitude cumulée – huit cols, cette voie qui est l’expression d’un patriotisme exacerbé, se veut plus haute que celle grimpant au Col de Stelvio (2759 m.) au Tyrol et plus belle que les routes postales suisses.
PREFACE
Gaston Franco
Les voies de communications alpines de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle.
Le développement des routes carrossables dans les Alpes de la fin du XVIIIe à la fin du XIXe siècle. Pascal Pannetier – Philippe Thomassin
La concurrence des premiers chemins de fer alpins. Pascal Pannetier – Philippe Thomassin
Le Touring-Club de France et les routes touristiques
A l’origine des routes touristiques et de l’alliance entre le Touring-Club de France et la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée : « La Corniche d’or » Philippe Thomassin
Route des Alpes,Route des Pyrénées même combat ! Philippe Thomassin
Les routes alpines et la défense des frontières
La dégradation des relations franco-italiennes et son incidence sur la défense de la frontière. Marc Ortolani
Impacts sur les voies de communications alpines : l’exemple des Alpes-Maritimes. Philippe Thomassin
Nécessités stratégiques au service du tourisme. Jean-Loup Fontana
La route des Alpes
La Naissance de la Route des Alpes. Philippe Thomassin
L’Excursion inaugurale du 3 juillet 1911. Henri Ferrand
La Route : un drame romantique
La Route des Alpes et la presse
Le voyage inaugural du Président de la République, Raymond Poincaré. Jean-Loup Fontana
Une route en suspens, des projets dans le vent. Philippe Thomassin
La Belle Epoque. Pascal Pannetier – Philippe Thomassin
La Route des Alpes : un chef-d’œuvre en péril. Pascal Pannetier – Philippe Thomassin
Les progrès techniques au service de la conquête des Alpes
La révolution automobile. Pascal Pannetier
L’autocar alpin. Jean-Loup Fontana
La reconversion du matériel de Guerre. Pascal Pannetier
La carte routière : un outil au service du tourisme. Pascal Pannetier
LeTouring Club de France et la naissance de la signalisation routière. Marina Duhamel-Herz
La route d'hiver
“Un itinéraire Up to date”. Pascal Pannetier – Philippe Thomassin
Une variante : La Route Napoléon. Pascal Pannetier – Philippe Thomassin
La route des Grandes Alpes
La relance de la Route des Grandes Alpes : une opération de la GrandeTraversée des Alpes. Virginie Rochette
La Route des Grandes Alpes. Pratiques et discours contemporains. Salomé Berthon
Ecomusée du Pays de la Roudoule, mai 2008
156 p., 90 illustrations en N/B dont 25 en pleine page et 8 en couleurs
format : 21 X 21 cm
Prix : 18 €
En Pays de Roudoule, carnet de voyage en Provence niçoise
Comme l'écrit Eliane Guigo c’est : «un ouvrage d’amour, hommage au travail d’une équipe de femmes et d’hommes passionnés par leur pays, qu’ils ont voulu et su conserver vivant pour les générations futures ». Un livre émouvant, plein de poésie, filant le long de la Roudoule. Aérien avec les aquarelles coulées d’Yves Bayard, mystérieux et poétique avec les dessins de Martine Bayard. Teinté d’humour, « Ici on ne parle pas, Monsieur, on Roudoule ! », avec les textes écrit avec le cœur de Gilbert Baud.
stArt Editions, 2006
64 p. couleurs, format 29,6 x 21 cm.
Prix : 20 €
20 ans et maintenant
Un ouvrage en deux parties. La première de réflexions quant à l’avenir de l’Ecomusée, assurée par le comité de parrainage prestigieux (Christian Estrosi, Jean-Paul Barety, Geneviève Etienne, Marie-Christine Grasse, Albert Marouani, Bernard Veïsse, Michel Colardelle). La seconde sur le thème de l’exode rural, de la réappropriation d’un pays, du passage et de la migration.
Les populations dans la zone montagne, un mouvement continu. Alban Duparc
Vivre ici, les habitants de la vallée de la Roudoule. Cyril Isnart
La complainte du Brodequin. Paul Raybaut
Ecomusée du Pays de la Roudoule, mai 2006,
89 p., bi-couleur format 21x21 cm.
Prix : 15 €
Se Soigner en Montagne
Le labeur quotidien, l’éloignement et la pauvreté tendaient à rendre toute maladie bénigne. Le paysan s’attardait peu sur des maux qui font pour nous l’objet d’une immédiate consultation médicale. Dans l’adversité et quand le mot autosuffisance dominait, la solution au mal ne pouvait être qu’à portée de main. Quand les ressources de la pharmacopée domestique étaient épuisées, on n’hésitait pas à contacter un guérisseur. Enfin dans les cas très graves, les anciens considéraient le médecin de campagne comme un ultime recours.
Ecomusée du Pays de la Roudoule, mai 2003
189 pages, 49 illustrations N/B,12 p couleurs, format 21x21 cm
Prix : 15 €
EPUISE
Les Recettes de Tante Fine
n°1 - Citrouilli Citrouilla (courges)
n°2 - Salades Sauvages à la "sauce Roudoule"
n°3 Patati Patata (pommes de terre)
n°4 Légumes et soupes d'antan
n°5 Fruits d'automne
Ecomusée du Pays de la Roudoule
Prix unitaire : 5 €
Les jeux de Marie-Rose
Ce livret a pour but de nous faire découvrir ou se remémorer les jeux si simples et si variés qui se pratiquaient dans les cours de récréation.
Billes, cordes à sauter, marelles, toupies, sont-ils toujours dans les cours de récré de nos enfants ? Réapprenons-leur ces jeux si simples et si divertissants, qui autrefois ravissaient et occupaient si bien les enfants …
Ecomusée du Pays de la Roudoule, 2004
27 pages, illustrations N/B, format 15x21 cm
Prix : 5 €
Les peintres primitifs niçois
Paul ROQUE
De nombreuses peintures des XVe et XVIe siècles, de grande valeur attendent le visiteur, abritées dans les musées, dans des couvents, cachées dans de modeste église –sinon de minuscules chapelles – d’humbles villages disséminés dans l’arrière-pays niçois et en Ligurie occidentale ! Ce guide de visite a été conçu pour aider le visiteur à « rejoindre l’âme de ces peintures » dans leur propre environnement.
Serre Editeur / Ecomusée du Pays de la Roudoule, juillet 2001 reéd. 2007
287 p, illustrations couleurs, format 13,5x24 cm
Prix : 30 €
Sentier de découverte Sainte-Catherine, l'école buissonnière du marcheur pensant
Au départ de Puget-Rostang, un sentier de découverte aménagé de 6 panneaux d’interprétations et plus de 60 cartels botaniques révèle aux visiteurs la biodiversité consécutive aux campagnes de reboisement débutées à la fin du XIXe siècle.
I. L’homme : un architecte paysager
Puget-Rostang : un village bâti dans un fer à cheval
Une ceinture d’oratoires
A la conquête d’un espace cultivable : les terrasses
II . Une forêt artificielle
Une déforestation millénaire
Un siècle de reboisement
La pépinière de la Chaise
III. Usages de la flore de A à Z
Ecomusée du Pays de la Roudoule, mai 2000
96 pages, 60 illustrations N/B, format 15X 21cm
Prix : 4,75 €
Mon ami Roudoulin
Pour découvrir le sentier Sainte Catherine avec les enfants de 7 à 12 ans
Prix : 3 €
Sentiers de découverte de la Forêt communale de Saint-Léger
Maguy BRUNEAU (Texte) Patrick SERENA (Aquarelle)
Topoguide éducatifs des trois sentiers de découverte de la forêt commune de Saint-Léger. Au départ du col de Saint-Léger, trois itinéraires s'offrent à votre curiosité : le sentier de Léo, le sentier de Caprix et le sentier de Tetra. Ils sont chacuns ponctués d'une dizaine de halte dédiées à la flore,à la faune,aux lectures de paysage et à la sylviculture…Pour tester vos connaissances, ce livret aux superbes aquarelles sépia est agrémenté de quizz.
Mairie de Saint-Léger, 2005
64 pages, couleur, format 15x21 cm
Prix : 5 €
Au Fil de l'eau